Le maître mot de mes maîtres : Flaubert,
Maupassant, Simenon, Faulkner, Chandler... et j'en passe : dégraisser le texte brut, assécher, élaguer... On peut préférer la terminologie jardinière : biner, désherber, retirer la mauvaise herbe
de la phrase. Quelles mauvaises herbes ? L'adjectif et l'adverbe ! Une phrase sèche, parfaite, dont on voit l'os, faisant preuve à l'aide d'un mot, d'un verbe, d'un complément d'un agencement
suffisant, le tout en rythme, en évocation. Sans fioritures ni coups de cymbales. Voilà, c'est simple et c'est sans doute le plus difficile, de lutter contre ce penchant démonstratif, que la
joliesse excite, que le souci de plaire avive.Bon, ça c'est l'objectif, le résultat n'est obtenu qu'au prix de travail constant qui ne doit pas émasculer l'énergie de la création, le premier jaillissement, celui qui trop souvent se pare de tics hérités de nos lectures et de nos penchants faciles. En résumé, le "juste nécessaire" doit éviter la boursoufflure ou l'aridité.
On entend fréquemment que l'écriture romanesque, c'est 5% d'inspiration et 95% de travail... Le raturage avec le copié collé de nos ordinateurs simplifie grandement la tâche. Mais, le matériel n'est qu'un pis aller. Bon, sur ce, je me remets à mon roman dont la sortie est prévue pour le salon du livre de Paris (fin mars 2009).
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